Québec Science BUZZons
Encyclo

Faits pour la course

Pourquoi les Kényans gagnent les marathons ?
23/08/2014
-
C’est un nouveau record du monde ! 42,2 km en 2 heures 3 minutes et 23 secondes. Une vitesse moyenne de plus de 20 km/h. Par ce chrono, le Kényan Wilson Kipsang remporte l’édition 2013 du prestigieux marathon de Berlin. Mais Kipsang n’est pas seul : moins de 6 minutes plus tard, quatre de ses compatriotes le rejoignent. Le top cinq est entièrement Kényan et personne n’est surpris.

Dire que les habitants du Kenya regorgent de talent pour la course de fond (plus de 3000 m) est un euphémisme. La domination du pays se fait sentir dans toutes les courses majeures de longues distances. À titre d’exemple, le marathon de Boston, un des plus fameux au monde, a été remporté par un Kényan 19 fois sur 25 depuis 1990.

Évidemment, tous les Kényans ne courent pas comme des gazelles ! En fait, leurs coureurs d’élite viennent principalement d’une minorité ethnique de près de cinq millions d’habitants — environ 10 % de la population du Kenya seulement ! — les Kalenjins, un peuple qui vit dans une région montagneuse de l’ouest du pays.

S’ils s’imposent tant à la course, c’est principalement parce que leur corps y est génétiquement prédisposé. Ils sont d’abord très minces pour leur taille, ce qui leur permet d’avoir une meilleure consommation maximale d’oxygène (le VO2max ou plus simplement le « cardio »). Plus spécifiquement, les membres des peuples vivants en pays chauds et secs sont plus minces que ceux des pays nordiques. Plus on est mince et élancé, plus on se refroidit rapidement. Très pratique pour des hivers africains à 30 °C... et aussi pour une foulée longue et économique.

Évidemment, d’autres facteurs expliquent aussi la suprématie en course de fonds des Kényans Kalenjins (plus de globules rouges, entraînement « pieds nus », etc.). Cela dit, même s’ils ont un net avantage physique, les Kalenjins doivent quand même s’entraîner pour se hisser au sommet. Ce n’est pas parce qu’on a du talent pour la course qu’on peut s’assoir dessus.

Sur le même sujet:
Pourquoi a-t-on parfois un point de côté quand on court ?





Facebook


   Le magazine scientifique des 14-17 ans