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Mi-homme, mi-robot

Les exosquelettes
06/10/2017
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photo: IvanNikulin/depositphotos
 
Cela fait déjà quelques années que les exosquelettes ne relèvent plus de la science-fiction, mais bien d’un accomplissement de l’ingénierie moderne. Effectivement, même s’ils ne sont pas encore très répandus, des robots mécaniques améliorateurs de capacités humaines font bien partie du marché, et il est possible de s’en magasiner comme on pourrait le faire pour une voiture !

Le concept de l’exosquelette ne date pas d’hier et l’appellation « robots mécaniques améliorateurs de capacités » nécessite une certaine redéfinition. En fait, c’est la nature elle-même qui a eu l’idée en premier, comme on peut le remarquer avec la tortue qui transporte son exosquelette sur son dos, ou avec la carapace des insectes, comme le scorpion. À la base, en biologie, on parle d’exosquelette quand un animal produit la partie structurante de son corps (les os pour la tortue, la chitine pour les insectes) à l’extérieur du reste de ses organes mous. L’exosquelette offre alors une protection bien plus solide contre le monde extérieur que peut le faire la peau d’un être endosquelettique comme toi.

Aujourd’hui par contre, le terme a évolué, et même s’il est vrai qu’on peut penser à l’armure d’Ironman comme le summum de l’exosquelette, les ingénieurs parlent surtout de robots-orthèses qui épousent le corps des utilisateurs et amplifient leurs mouvements, leur conférant ainsi une force ou une rapidité surhumaine. Ils représentent une première intégration entre l’Homme et la Machine ! Même si les premiers prototypes (militaires) sont apparus dans les années 80, il a fallu attendre la fin des années 2000 pour pouvoir surmonter les défis technologiques associé à un tel exploit : un ordinateur puissant et portatif pour analyser correctement les mouvements humains à supporter, des détecteurs petits et précis, et surtout des batteries assez légères et durables.

Les principaux intéressés par cette technologie émergente sont les militaires, les personnes ayant perdu l’usage d’un ou plusieurs membres, et en fait n’importe quel travailleur qui exécute des tâches répétitives et/ou physiquement ardues, comme les pompiers ou les travailleurs de la construction. Pour les militaires, les exosquelettes les aident surtout à transporter des objets lourds sur de grandes distances à pied : ils doublent facilement le poids de leur sac en passant de 45 à 90 kg, le tout en s’évitant bien des maux de dos. D’un autre côté, on peut plus aisément s’émouvoir en regardant des vidéos de paraplégiques retrouvant leur liberté de mouvement grâce à leur nouvel exosquelette.

Enfin, le marché de cette technologie ne fait qu’augmenter tandis que les coûts de production diminuent. Des dizaines de compagnies, dont la québécoise B-temia située à Saint-Augustin, rivalisent d’ingéniosité et rayonnent dans leur domaine. Dans un futur assez proche, ces exosquelettes vont devenir assez abordables pour qu’on s’en procure à des fins récréatives... Imagine tes performances sportives à ce moment !
 






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