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Un feu qui ne s'éteint jamais complètement

Le feu sauvage ou herpès buccal
09/05/2014
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Catastrophe ! Un énorme bouton rouge te gâche la lèvre, le jour même de ta photo de l’école. Ce feu sauvage t’attirera bien des moqueries dans les semaines à venir ! Les autres ne manqueront pas de potiner au sujet de la personne que tu aurais pu embrasser pour attraper cette maladie… Mais dis-toi qu’ils pourraient tous être la prochaine victime. En effet, dans les pays développés, 70 % de la population serait affectée par le virus des feux sauvages !

Mais où peut-on attraper une telle infection ? Le feu sauvage est causé principalement par le virus de l’herpès de type 1. Attention, il ne faut pas le confondre avec l’herpès de type 2 qui est lui responsable de l’herpès génital ! Le virus des feux sauvages s’attrape par contact direct, notamment entre les lèvres de deux personnes. Les méthodes de contamination s’étendent cependant bien au-delà du baiser. Ustensiles, verres, mains... Tout ce qui est contaminé et qui touche à notre bouche est susceptible de nous infecter. Heureusement, le virus est facilement inactivé par les nettoyants usuels.

Un feu sauvage apparaît comme une petite plaie rougeâtre recouverte de minuscules bulles de liquide. Le plus souvent, il est situé au bord des lèvres, mais certaines zones du visage, comme le tour des narines, sont parfois affectées. Juste avant qu’il n’éclose, on ressent une sensation de brûlure et de picotement. C’est en partie ton système immunitaire qui réagit déjà contre le virus qui se multiplie. Grâce à lui, le bouton rouge ne reste jamais bien longtemps. Après une semaine ou deux, le corps « éteint » généralement le feu sauvage sans laisser de traces.

Si le bouton gênant disparaît, le virus de l’herpès, lui, reste pour la vie ! Il n’existe encore aucune façon de s’en débarrasser. Après une infection contrôlée, le virus suit les nerfs jusqu’aux ganglions nerveux, tout près de la moelle épinière. Il y cachera son génome dans celui des cellules neuronales sensitives, celles qui permettent de sentir la chaleur et la douleur par exemple. Contrôlé par les anticorps et les globules blancs, il se peut que le virus ne se réactive jamais. Mais sous certains stimuli, comme la fatigue, le soleil, le stress et une mauvaise alimentation, le virus de l’herpès peut se réveiller. Les feux sauvages apparaissent souvent en même temps qu’une autre maladie, alors que le système immunitaire est affaibli. Lorsque les lésions réapparaissent, il existe des antiviraux qui peuvent limiter la propagation du virus. Par contre, cela n’empêche pas le feu sauvage d’éclore. Il faut alors attendre que ça passe... jusqu’à la prochaine fois !





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