De l’Homme au superhéros

-
Iron Man, Spider Man, Captain America, les superhéros ne cessent d’envahir les écrans de cinéma. Initialement de simples humains, ils bénéficient de pouvoirs grâce aux sciences et aux technologies. Une armure qui confère une force surhumaine, une modification génétique qui offre une agilité inouïe, un sérum qui améliore la vitesse et les capacités de guérison. Mais les avancées génétiques et biotechnologiques fulgurantes des dernières années réduisent le fossé qui existe entre ces vedettes du grand écran et nous. Des scientifiques sont en train de façonner l’homme augmenté.

Les progrès scientifiques ont permis bien des prouesses médicales. En 2012, des chercheurs japonais et britanniques ont reçu le prix Nobel de médecine pour la découverte de cellules capables de se différencier en n’importe quelles autres cellules du corps. Dans le futur, celles-ci pourraient servir à la reconstruction de tissus et d’organes. Deux ans plus tard, une équipe de l’Université d’Harvard a créé des tissus humains avec… une imprimante 3D. On peut imaginer qu’à l’avenir ils soient intégrés dans un organe abimé. La fabrication d’un organe entier s’avère plus complexe, mais ne relève pas de l’impossible ! En 2014, un Danois amputé à la main a pu retrouver le sens du toucher grâce à une prothèse expérimentale reliée aux nerfs de son bras ! Des avancées qui bénéficient à la médecine, mais jusqu’à quand ?

On les appelle « transhumanistes ». Ces personnes cherchent à surmonter les limites biologiques de l’Homme au moyen de progrès techniques. Leur but : nous améliorer pour vivre plus longtemps et en bonne santé tout en augmentant nos capacités intellectuelles, physiques et émotionnelles. À première vue, un beau programme… qui comporte ses limites. À toi d’en juger !

Des greffes cérébrales pour augmenter nos capacités intellectuelles, des exosquelettes pour décupler notre force ou encore des thérapies cellulaires pour repousser les limites de la mort. Un rêve pour certains et un cauchemar pour d’autres, car plusieurs questions éthiques font progressivement surface. Serons-nous encore des humains ou bien des machines ? Fixera-t-on des limites à la modification de nos caractères biologiques ? Ces améliorations bénéficieront-elles à toute la population ou, au contraire, amplifieront-elles les inégalités socio-économiques ?

Nous sommes encore loin de ces humains « augmentés », mais les recherches scientifiques vont bon train. Derrière celles-ci se trouvent de grosses entreprises comme Google, mais aussi des biohackers qui expérimentent loin des laboratoires officiels. Scientifiques ou autodidactes, ces pirates du corps humain « bricolent » l’ADN, test de nouvelles molécules chimiques… sur eux-mêmes. Dernièrement, un groupe de biohackers américain ont injecté une molécule chimique directement dans les yeux du chercheur-cobaye pour lui conférer une vision nocturne !

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2024 - BUZZons, particules de savoir