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Acousticien

09/09/2011
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Le chien du voisin qui aboie, un train qui passe sous ta fenêtre, la circulation sur une autoroute… on vit dans un monde très bruyant !

Quand quelque chose fait trop de bruit, c’est l’affaire de l’acousticien de le réduire. Il peut aller dans une usine d’aluminium pour diminuer le bruit d’immenses machines, ou simplement trouver une façon de rendre le chauffe-eau de ta piscine plus discret.

C’est aussi l’acousticien qui sait comment construire un centre commercial pour qu’il n’y ait pas trop d’écho. Et puis c’est lui qui connaît les trucs pour construire les meilleures discothèques.

Il mesure les sons, étudie comment ils voyagent, et imagine des façons de les contrôler. Son but : rendre l’environnement agréable à nos oreilles.


François Gariépy, acousticien

François Gariépy est acousticien à Québec, dans une firme d'ingénieur qui s'appelle Soft dB. Il n'a que 26 ans et il a déjà travaillé à améliorer l'environnement sonore de plusieurs usines, à réduire le bruit des machines qui réparent les routes, et même à améliorer le son d'une machine à café !

Son grand rêve, qu'il se promet de réaliser un jour, est de bâtir une salle de concert.

Pourquoi penses-tu que les ingénieurs acoustiques sont importants ?
Parce qu'on change la vie des gens ! On leur sauve l'ouïe ! Dans mon travail, on visite souvent des milieux industriels, comme des usines d'aluminium ou de papier. Et on voit qu'il reste beaucoup à faire pour sensibiliser les travailleurs aux dangers du bruit.

Après 20 ans dans une aluminerie, les gens ont souvent perdu une bonne partie de leur capacité auditive. Des petits changements dans l'usine peuvent faire beaucoup pour prévenir ces dangers.

Qu'est-ce qui t'a donné envie de devenir acousticien ?
Depuis que je suis jeune, je joue de la musique. Je crois que ma passion est venue de là. Et puis j'aimais beaucoup bricoler. Le son m'a toujours fasciné. Les machines qui reproduisent le son à distance surtout, et la façon dont le son voyage. Aujourd'hui je fabrique des haut-parleurs dans mes temps libres…

Qu'est-ce que tu aimes le plus dans ton métier ?
La variété. Ce n'est jamais pareil. Pendant un mois, je peux travailler à diminuer le bruit d'une autoroute, le mois suivant je suis dans une usine pour réduire le bruit d'une salle de machines, et le mois d'après je suis dans un bureau où plein de gens travaillent, et je dois améliorer le son ambiant. On ne s'ennuie jamais !

Qu'est-ce qu'il faut pour devenir acousticien ?
Une bonne oreille ! Et il faut être persévérant. Parfois, quand on nous demande de réduire le bruit d'une machine dans une immense usine, on a l'impression que c'est impossible, que même si on réduit le bruit de cette machine, ça ne changera rien à l'ensemble. Mais c'est faux. Un petit changement peut faire une grande différence pour quelques travailleurs. Alors on doit savoir attaquer les problèmes un à la fois.
Une journée dans la vie de François

Aujourd'hui, François doit se rendre dans une usine de transformation des aliments. Des employés se plaignent qu'une machine d'emballage sous vide est trop bruyante.

Monsieur Gariépy arrive avec un petit appareil de mesure et détermine d'où vient le bruit exactement. Ensuite, il rentre à son bureau pour réfléchir à une façon de diminuer ce bruit.

Sur son ordinateur, il dessine un genre de silencieux (un peu comme sur une voiture) qu'il va poser sur l'emballeuse. Une fois ses plans faits et acceptés par les responsables de l'usine, il prend contact avec des techniciens pour fabriquer l'objet et le poser.

Il doit s'assurer que tout ça ne coûtera pas trop cher et n'empêchera pas les employés de travailler aussi bien qu'avant.
Sur les bancs d’école…
François Gariépy a obtenu un baccalauréat en génie mécanique à l’Université Laval. Pendant ses études, il a aussi suivi des cours d’architecture et de physique pour se spécialiser.

Au Cégep :
Diplôme d’études collégiales en sciences de la nature (2 ans)

À l’Université :
Baccalauréat en génie mécanique (4 ans).

Et après ?
L’ingénieur peut travailler pour des compagnies dans des firmes de génie-conseil ou dans des bureaux d’architectes.

L’acoustique au Québec est un petit monde : selon François Gariépy, ils sont seulement quelques centaines dans toute la province. L’avantage, c’est qu’ils se connaissent bien !
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