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Professions

Ingénieur électrique

22/07/2016
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L’énergie électrique fait partie intégrante de nos vies. Elle nous libère de tâches laborieuses au profit de choses plus productives et améliore nos conditions de vie. Au quotidien, nous n’avons qu’à penser à la machine à laver ou au four à micro-ondes. Il serait également difficile de se priver d’éclairage résidentiel, d’ordinateurs ou encore de cellulaires. L’ingénieur électricien en concevant des plans électriques contribue à préserver cette qualité de vie pour les générations futures, et à continuer de l’améliorer. 

François Thibault, futur ingénieur électrique
En février 2016, Jean-François a fondé son entreprise et il fait de la consultation en énergie auprès de plusieurs entreprises nationales et internationales implantées au Québec et au Canada. Il a amorcé les démarches afin de faire son juniorat à l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) ce qui lui permettra, au cours des prochaines années, d’obtenir le titre d’ingénieur.
 
En quoi consiste ton métier ?
Présentement, je fais surtout du développement d’affaires et de la représentation technique. Je cherche à ce que des projets s’amorcent et se concrétisent. Lorsque ce sera le cas, je traduirai les besoins des clients en des termes techniques qui serviront de documents de base à la conception de plans électriques qui respectent des normes d’ingénierie. J’irai sur des chantiers pour superviser les équipes de travail, m’assurer que les règles de santé-sécurité sont appliquées, etc. Ensuite, ce sont les techniciens-électriciens spécialisés dans l’électricité de puissance qui procèdent aux travaux.
 
Pourquoi avoir choisi le génie électrique ?
J’ai pris la décision vers l’âge de 16 ans. À l’époque, j’étais doué en mathématiques, en sciences physiques et en chimie. J’avais aussi un fort intérêt pour la gestion, mais je comprenais mal vers où des études en administration me mèneraient. Pendant une foire de l’emploi, j’ai rencontré des étudiants du programme de génie électrique de l’École de technologie supérieure de Montréal qui m’ont donné le goût de me lancer dans cette voie.
 
Quels sont les avantages de ton métier?
Une grande responsabilité et une grande autonomie. En ce moment, j’aide une entreprise technologique internationale à s’implanter au Québec, c’est très stimulant ! J’ai aussi beaucoup de plaisir à évoluer dans un domaine technologique.
 
Qu’apprécies-tu le moins ?
Je n’ai pas un grand talent en dessin : réaliser des plans techniques ne me passionne pas vraiment.
 
Quels sont les principaux défis que tu rencontres dans l’exercice de ton travail ?
Principalement des défis pédagogiques. Pour faire connaitre une nouvelle entreprise et ses produits en énergie électrique, il faut présenter le plus simplement et rapidement possible les solutions auxquelles l’entreprise peut contribuer. Sur le plan technique, je dois souvent réaliser des recherches ou discuter avec des managers de produit pour trouver une solution à mes problèmes.
 
De quel projet es-tu le plus fier ?
Le projet que j’ai réalisé en stage à Gaz Métro. J’ai réalisé une veille stratégique et technico-commerciale pour évaluer le potentiel de certaines technologies et/ou projets. Gaz Métro investit de plus en plus dans les énergies renouvelables, notamment dans le secteur éolien. Je suis fière d’avoir participé au virage durable de cette entreprise québécoise. 
Quelles sont les qualités requises pour pratiquer ton métier ?
Il faut avoir un bon esprit mathématique et une bonne capacité d’abstraction. Le génie électrique est très abstrait. L’électricité ne se voit pas, contrairement à des mouvements mécaniques. Il faut aussi avoir des aptitudes naturelles de meneur et de gestion et la capacité de travailler dans une équipe multidisciplinaire.
 
Ton métier est-il amené à évoluer ?
Bien sûr, les nouvelles technologies, les nouveaux besoins en énergie et la consommation de manière renouvelable vont considérablement changer les portraits énergétiques québécois, canadien et mondial, au cours des prochaines décennies.
 
Est-ce un domaine où il y a beaucoup de femmes ?
Non, mais les femmes qui ont envie de faire carrière dans ce domaine ne devraient pas hésiter une seconde ! C’est un domaine formidable où hommes et femmes peuvent réussir. C’est une question d’efforts.
 
Une journée dans la vie de Jean-François
Aujourd’hui, Jean-François doit se rendre dans les bureaux d’Hydro-Québec. Il doit s’assurer que certains appareils évalués par la société puissent être utilisés adéquatement par les personnes responsables d’évaluer s’ils répondent aux normes internes. Il s’agit d’appareils de mesure de la qualité des ondes électriques et de détection de fautes sur le réseau. Il participe à des réunions avec d’autres ingénieurs et visite les infrastructures. Sur le chantier, le jeune professionnel porte sa combinaison de protection, ses bottes de sécurité et son casque. Il amène aussi avec lui son ordinateur et ses plans techniques.
 
Jean-François décide de son emploi du temps. Il travaille généralement dans les bureaux des entreprises qui l’embauchent ou directement de chez lui. Il se rend au moins une fois par semaine chez ses clients pour entretenir les relations et assister aux réunions. Présentement, il se déplace au Québec et en Ontario, mais sera éventuellement mobilisé à travers le Canada.
 
Présentement, Jean-François travaille au développement des secteurs des mines et métaux et des énergies renouvelables pour KoCoS Canada, la nouvelle filiale du KoCoS Technology Group, une entreprise allemande spécialisée dans l’équipement d’exploitation électrique.
 
Sur les bancs d’école…
Jean-François a obtenu un DEC en technologie de l’électronique industrielle du Collège Ahuntsic. Il a ensuite réalisé un baccalauréat en génie électrique de l’École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS). Il détient également une formation spécialisée de l’Institut en génie de l’énergie électrique (IGEE).
 
Au cégep :
- DEC en sciences de la nature
- DEC en sciences informatiques et mathématiques
- DEC en techniques d’avionique
- DEC en technologie de conception électronique,
- DEC en technologie de l’électronique
- DEC en technologie de l’électronique industrielle 
- DEC en technologie physique 
- DEC en technologie des systèmes ordinés
- DEC en techniques de l’informatique
 
Les conditions d’admission au baccalauréat varient selon les universités et selon la spécialité choisie.
 
À l’université :         
- Baccalauréat en Génie électrique offert à l’École de technologie supérieure, à Polytechnique Montréal, à l’Université Concordia, l’Université de Sherbrooke, l’Université du Québec à Chicoutimi, l’Université du Québec à Rimouski, à l’Université du Québec à Trois-Rivières, à l’Université Laval et à l’Université McGill.
- Baccalauréat en Génie des systèmes électromécaniques offert à l’Université du Québec à Rimouski et à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.
- Baccalauréat en Génie aérospatial offert à Polytechnique Montréal.

Pour exercer cette profession et porter le titre d’ingénieur, il faut être membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec.
 
Et après ?
Les ingénieurs électriciens peuvent travailler dans les domaines de l’industrie, la recherche et développement, la manufacture, la santé, l’éducation, le transport, etc. 
 
Ils sont susceptibles de travailler dans les firmes d’ingénieurs, les centrales électriques, l’industrie de l’informatique, des télécommunications, de l’avionique, aux gouvernements fédéral et provincial, les forces armées canadiennes, industries de la fabrication de produits informatiques et électroniques.
 
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