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Sage-femme

09/09/2011
Les cris, les pleurs et la sueur ne semblent pas à première vue créer une atmosphère de travail très intéressante. C'est pourtant celle qu'ont choisie les sages-femmes.

C'est probablement un médecin qui t'a mis au monde, mais dans plusieurs pays, ce sont surtout les sages-femmes qui aident les mères à accoucher et à vivre leur grossesse.

Une sage-femme doit être au fait des dernières études médicales dans le domaine des grossesses et des accouchements, l'obstétrique, afin de s'assurer de la santé physique et psychologique des futures mères et des bébés après leur naissance.


Geneviève Guilbault, sage-femme

Geneviève Guilbault est entourée de bébés. Elle en a un, elle en attend un autre, et elle aide entre 40 et 80 femmes à accoucher chaque année. A-t-on vraiment besoin de lui demander si elle aime les enfants ?

Qu’est-ce qui t’a emmenée vers le métier de sage-femme ?
J’ai toujours aimé la science. J’ai même commencé un baccalauréat en biologie après mon Cégep, mais le contact avec les gens me manquait. Sage-femme, ça me permet de trouver un équilibre entre ce que j’aime dans la science et tout le côté humain qui est souvent minime dans les métiers scientifiques.

Quel aspect de ton métier te fascine le plus ?
Les naissances ! C’est incroyable d’être présente dans un moment aussi intense et intime. J’ai l’impression de revivre celle de mon fils. La sensation est telle que souvent, tout le monde dans la salle pleure ! Ça permet d’accepter les inconvénients du métier.

Quels sont ces inconvénients ?
Les horaires. On ne peut pas dire à une femme d’accoucher entre 9 h et 17 h ! Souvent, l’accouchement va durer toute la nuit. C’est très difficile pour moi de prévoir un souper avec des amis car je ne sais jamais si je vais être appelée pour un accouchement.

Y a t'il des sages-hommes?
Il y en a en Europe, mais toujours pas au Québec. Il n’y a pourtant rien qui l’interdit !
Une journée dans la vie de Geneviève

En arrivant à la maison de naissance où elle travaille, Geneviève a plusieurs rendez-vous à son agenda. Sa première rencontre de la journée est avec une femme enceinte de 5 mois.

Après avoir discuté de sa grossesse avec elle, elle lui prescrit une prise de sang pour s’assurer qu’elle a assez de fer dans son sang, qu’elle n’a pas de maladie, bref, que tout est parfait pour l’arrivée du bébé dans 4 mois. Et c’est comme ça toute la journée !

De retour chez-elle, le soir, elle prépare le souper pour sa petite famille. Oups ! Un téléphone. Geneviève doit quitter, une femme vient d’avoir ses premières contractions et elle veut accoucher chez elle.

Geneviève arrive avec une autre sage-femme. Elles sont toujours deux. Pourquoi deux ? Parce que s’il y a des complications et que la mère ET son enfant ont besoin de soins d’urgence, il faut deux personnes pour les donner.

L’accouchement est très long parce que c’est le premier de Mélanie (la future maman). Toute la nuit, Geneviève l’encourage, l’aide à passer au travers. En même temps, elle s’assure que le bébé est bien engagé et que l’accouchement peut continuer de façon naturelle.

Finalement, sa journée ne se terminera pas avant 7 heures le lendemain matin, pas avant d’avoir mis au monde un magnifique petit bébé tout joufflu.
Sur les bancs d’école…

Au Cégep :
DEC en sciences de la nature (sciences pures et appliquées ou sciences de la santé et de la vie) (2 ans)

À l’université :
Baccalauréat en pratique sage-femme (4 ans)

Et après ?
En obtenant ton baccalauréat, il faut t’inscrire à l’ordre des sages-femmes du Québec et te trouver une maison de naissance où travailler.
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