Qui mange qui ?

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À l’abord d’un plan d’eau, un lynx du Canada s’abreuve. Pour les loups, il s’agit d’une proie de choix. Ils profitent de ce moment d’inattention pour attaquer tour à tour puis partagent leur festin. Aux premiers abords, cette scène peut sembler cruelle, mais pour grandir et survivre les êtres vivants doivent inévitablement se nourrir. Avant sa fin tragique, le lynx, sous ses airs de gros chat attendrissant, avait probablement chassé pour son dernier repas un lièvre d’Amérique qui, lui-même s’était nourri auparavant du feuillage d’un sapin baumier.

La chaîne alimentaire caractérise les relations alimentaires qui existent entre les organismes. Celle-ci représente une suite dans laquelle chaque être vivant se nourrit de celui qui le précède. Ces relations « trophiques » peuvent être également représentées sous forme de pyramide. À la base de celle-ci, on trouve les producteurs. Ce sont généralement les végétaux, car ils produisent leur propre énergie par photosynthèse. Ces plantes sont consommées par des herbivores appelés consommateurs primaires comme les lapins qui sont eux-mêmes mangés par les carnivores, appelés consommateurs secondaires tels que les belettes. Au sommet de la pyramide se trouvent les consommateurs tertiaires, les chouettes, qui se nourrissent à la fois des carnivores et des herbivores. Les chaînes alimentaires comprennent aussi des décomposeurs, souvent des bactéries et des champignons, des parasites et des charognards.

Dans la nature, ce n’est pas aussi simple que sur le papier, les chaînes alimentaires se croisent, se combinent et forment une sorte de maillage appelée réseau trophique. Prenons l’ours par exemple. Il est à la fois un consommateur primaire, car il mange des baies et des racines et consommateur secondaire par sa consommation de poissons et de petits mammifères. Un réseau trophique peut aussi s’étendre à plusieurs milieux. Dans un lac, le plancton est mangé par des crevettes, qui sont elles-mêmes le repas favori de petits poissons, qui sont à leur tour mangés par de plus gros poissons. Enfin, ces gros poissons finiront pêchés et dévorés par notre ours, qui se trouve lui sur la terre ferme !

Même si une espèce peut paraitre insignifiante à nos yeux, sa disparition peut avoir une grande répercussion sur les réseaux trophiques et aboutir dans les cas extrêmes à des extinctions. Bien qu’il existe des modèles informatiques qui permettent de simuler la conséquence de la perte d’une espèce, il est difficile de connaitre réellement l’impact que cette disparition peut avoir sur les autres animaux. C’est pourquoi il est important de maintenir l’équilibre qu’il existe dans la nature.
 

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